Tahia El Djazair!

1er novembre

 

Photo de la Grande Poste d’Alger, Vendredi 1er novembre 2013 à 00h15.

 

Il y a des endroits du monde où ce matin, on a fêté les morts. En Algérie, on célèbre des morts particuliers, ceux de la « Révolution ». Par révolution, comprenez Guerre d’Indépendance, après plus d’un siècle de colonisation française. Les morts sont appelés les « martyrs ».

Je n’ai ni envie de vous faire un cours de sémantique, ni envie de vous faire un cours d’histoire. Mais ici, le souvenir de la guerre est partout. La Révolution, qui a pris fin il y a 51 ans, fait partie de la culture.

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La Grande Poste d’Alger, Vendredi 1er novembre, 19h00.

 

Et c’est l’occasion de faire la fête dehors. Chose plutôt rare dans le pays, où l’espace public s’ouvre timidement. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les concerts de klaxons se sont mêlés aux sirènes des bateaux, aux coups de canons et aux feux d’artifice. Vendredi matin, le marathon d’Alger est parti du centre-ville, au son des tambours traditionnels. Et vendredi soir, un spectacle illuminait la Grande Poste de la capitale. Un documentaire, en partie animé, pour fêter l’anniversaire de la Révolution.

 

 

 

Aujourd’hui, partout où vous irez, vous entendrez le souvenir de la guerre. A travers la musique, le cinéma, les discussions au café, les publicités. Toute la journée, on a rendu hommage à la Révolution. Que ce soit via les discours officiels comme sur Facebook. Alors, voici un petit aperçu de la « culture de la révolution ».

 

L’hymne national, Kassaman (Nous jurons), a été écrit en 1955, par un poète incarcéré par les Français.

 

 

Les chants patriotiques de la guerre sont régulièrement repris par de jeunes artistes.

 

 

Les images de l’indépendance sont reprises par tous les communicants. Ici, c’est une vidéo hommage de la télévision officielle pour le Cinquantenaire de l’indépendance, en juillet 2012.

 

http://www.youtube.com/watch?v=R6vGq6vb9q0

 

 

P.S.: A lire absolument pour finir la soirée « anniversaire de la Révolution », le post de Lina, blogueuse algérienne de Mondoblog, et de son invité, Missiou A.

 

P.P.S. : Tahia el Djazair = « Vive l’Algérie! »

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Leïla
Leïla. Journaliste. Algiers city.

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  1. Algérien dit :

    « L’hymne national, Kassaman (Nous jurons), a été écrit en 1955, par un poète incarcéré par les Français. »
    On dirait la présentation d’un petit éclier. Moufdi Zakaria qui a produit ce qui a de plus beau dans la poésie algérienne contemporaine, a écrit avec son propre sang les vers de ce qui deviendra l’hymne national algérien, sur les murs de sa cellule, où il purgeait une peine pour avoir appelé à la liberté de son peuple et de son pays ! Ce n’est pas un « poète incarcéré par les
    français »!

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